Dans son dernier numéro, le magazine 60 Millions de consommateurs alerte les parents sur les dangers des sons compressés, omniprésents et susceptibles de dégrader l’audition des plus jeunes.
Sommaire
- Douleurs, gêne et fatigue auditive
- Une protection qui “incombe aux parents plutôt qu’à ceux qui diffusent le son”
“Ecouter des sons amplifiés est devenu banal, même pour de très jeunes enfants, qui peuvent accéder à des activités de loisirs susceptibles de les exposer à des niveaux sonore élevés.” C’est le constat alarmant que dresse l’association 60 Millions de consommateurs. Dans son numéro de mars 2020, elle explique comment les sorties cinéma, concert et autre spectacle musical contribuent à la
dégradation de l’audition des enfants.Douleurs, gêne et fatigue auditiveLa faute notamment à la compression dynamique du son, qui permet d’augmenter son intensité sans modifier le volume. Ces sons compressés sont diffusés aussi bien dans les jeux vidéo et sur les smartphones qu’à la télévision et au cinéma, particulièrement lors des publicités et bandes-annonces. L’association a fait le test lors d’une projection du film Angry Birds 2, visualisé par 34 couples parent/enfant de 6 à 9 ans : “le son y est perçu trop fort deux fois plus souvent qu’au cours des films”, indique-t-elle. Mais pendant le film aussi, il peut être mal supporté : “huit adultes ont jugé le volume trop élevé et trois enfants ont dit avoir été gênés”, certains ayant ressenti une douleur, une sensation d’oreilles cotonneuses ou parlant plus fort à la sortie de la salle.Cette exposition à des niveaux sonores élevés – plus de 85 décibels – est jugée encore “plus problématique” dans les spectacles musicaux, festivals et concerts, car “non seulement l’intensité sonore y est plus élevée mais aussi la durée d’exposition”.Les risques ? Une fatigue auditive et un impact sur la perception. “L’oreille ne travaille plus normalement, explique Christian Hugonnet, président fondateur de la Semaine du son. L’absence de dynamique sonore réduit considérablement la chaîne d’osselets de l’oreille moyenne. Par manque de micro-silences, de nuances, les cellules ciliées de l’oreille interne sont excitées sans discontinuité.”Une protection qui “incombe aux parents plutôt qu’à ceux qui diffusent le son”Malgré tout, on remarque que les seuils d’intensité sonore sont respectés. L’association juge la réglementation pas assez protectrice, et déplore par conséquent le fait que “la responsabilité de la protection auditive de l’enfant” repose la plupart du temps sur les parents. Parmi les solutions proposées pour ces derniers :
- prévoir des bouchons d’oreille ou un casque anti-bruit,
- entrer dans la salle de cinéma après les publicités et bandes-annonces,
- choisir des séances de cinéma spéciales jeunes enfants, proposées dans certaines enseignes, qui diffusent les films “à plus faible volume et en lumière tamisée”,
- alerter le projectionniste “qui viendra juger par lui-même” le volume sonore,
- faire des pauses sonores dans les zones de repos sonores lors des festivals.
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